Audit territorial complet en 6 étapes : cartographie des consommations, analyse du gisement EnR, scénarios bas-carbone, plan d'investissement priorisé, dossier de financement clé en main. De l'étude à la décision en 6 à 10 semaines.
Trop souvent, les projets de transition énergétique des collectivités restent bloqués à l'état de vœux faute d'une analyse solide du potentiel réel et des coûts réels. L'étude de faisabilité Lenergy SMART transforme cette incertitude en certitude chiffrée.
Une étude de faisabilité rigoureuse répond à quatre questions fondamentales :
Cadre réglementaire : L'audit énergétique obligatoire pour les collectivités de plus de 50 agents (art. L233-1 Code Énergie) et le décret tertiaire pour les bâtiments >1 000 m² (Décret n° 2019-771) imposent de disposer d'une base documentée de la consommation énergétique du patrimoine public. Notre étude de faisabilité répond simultanément à ces deux obligations.
Consommation par bâtiment, réseau, flotte. Données réelles Enedis/GRDF
3 scénarios à 2030, 2040, 2050 avec trajectoires GES et coûts
Actions priorisées par ROI, impact CO₂, urgence réglementaire
Plan de cumul DSIL + DETR + Fonds Vert + CEE + BanqueTerritoires
Résumé 4 pages pour le conseil municipal / communautaire
Tableur éditable : projections sur 25 ans avec taux d'actualisation
Une méthodologie éprouvée sur plus de 80 audits territoriaux en France métropolitaine et ultramarine, structurée pour respecter les référentiels ADEME et ISO 50001 tout en produisant des livrables actionnables rapidement.
Semaines 1-2 — 2 semaines
L'étude débute par une collecte exhaustive des données de consommation énergétique du patrimoine public sur les 3 dernières années. Cette phase s'appuie sur les données de l'Observatoire Régional Énergie-Climat-Air (ORECA), les données Enedis-ORE (Open Data réseau électrique), les relevés GRDF pour le gaz, et les factures de la collectivité transmises par les services comptables.
Nous procédons également à un inventaire exhaustif du patrimoine : nature des bâtiments (mairie, écoles, gymnases, médiathèque, centres sociaux), année de construction, surface chauffée, système de chauffage, type d'éclairage public, et données de la flotte de véhicules. Cette base patrimoniale est structurée dans un tableur standardisé (format ADEME Open Data) qui servira de référence tout au long du projet.
Un accès télémétrique aux compteurs Linky (via la convention Enedis collectivité) permet d'obtenir une granularité de consommation à la demi-heure, révélant les pics anormaux, les veilles actives nocturnes et les équipements énergivores non identifiés.
Semaines 2-4 — 2-3 semaines
L'audit de terrain complète les données numériques par des mesures physiques réalisées par nos ingénieurs. Chaque bâtiment prioritaire (consommation supérieure à 50 000 kWh/an) fait l'objet d'une visite complète avec thermographie infrarouge (caméra FLIR), mesure de l'étanchéité à l'air (test à la porte soufflante pour les bâtiments candidats à la rénovation BBC), et contrôle des équipements techniques (chaudières, climatiseurs, compresseurs, éclairage).
Pour les réseaux d'éclairage public, nous réalisons une campagne de mesures nocturnes avec luxmètre pour contrôler la conformité aux normes EN 13201 (éclairement moyen, uniformité, éblouissement). Ces mesures permettent d'identifier les points lumineux sous-performants, les luminaires à remplacer en priorité, et les potentiels de télérelève et gradation.
Les réseaux de chaleur, lorsqu'ils existent, font l'objet d'un diagnostic thermique complet incluant le taux de pertes, le rendement des sous-stations, et le potentiel de connexion de nouveaux bâtiments publics.
Semaines 3-4 — 1-2 semaines (en parallèle)
En parallèle de l'audit de terrain, nos équipes SIG (Système d'Information Géographique) procèdent à la cartographie complète du potentiel en énergies renouvelables sur le territoire. Pour le solaire, nous utilisons l'outil PVGIS de la Commission Européenne combiné aux données Copernicus sur l'ombrage, complétés par l'analyse des toitures publiques depuis les données LiDAR de l'IGN (disponibles pour 85 % du territoire métropolitain).
Le potentiel éolien est évalué à partir des données Météo-France et de l'Atlas du Potentiel Éolien de l'ADEME, croisant zones de vent supérieures à 5,5 m/s et contraintes réglementaires (Plan Local de l'Urbanisme, ZPPAUP, zones radars, couloirs aériens). La géothermie de surface est cartographiée à partir des données du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières).
Le gisement biomasse (bois énergie, biogaz agricole) est estimé à partir des données Agreste et des Plans Régionaux de la Forêt (PRF), en tenant compte des disponibilités locales et des exigences de durabilité (certification PEFC ou FSC pour la biomasse solide).
Semaines 4-6 — 2 semaines
Sur la base du diagnostic (étapes 1 à 3), nous construisons trois scénarios distincts de transition énergétique pour le territoire. Ces scénarios sont bâtis à partir du modèle de simulation SIMUL'Énergie (ADEME/CEA) et calibrés sur les objectifs nationaux de la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC 2030 et 2050).
Scénario A — Trajectoire réglementaire minimale : Conformité stricte avec les obligations légales (Décret tertiaire, PCAET, Loi LOM) sans ambition supplémentaire. Coût minimal, impact maximal sur les pénalités futures évitées. Ce scénario représente le plancher d'action.
Scénario B — Trajectoire ambitieuse finançable : Maximisation du rapport économies / coûts avec les financements disponibles (DSIL, DETR, Fonds Vert, CEE). Objectif typique : -40 % GES en 2030 vs 1990, conforme aux objectifs LTECV. Ce scénario est généralement retenu par les collectivités après arbitrage politique.
Scénario C — Trajectoire neutralité carbone 2050 : Mise en oeuvre complète de toutes les solutions techniquement disponibles pour atteindre la neutralité carbone du patrimoine public en 2050, en cohérence avec la SNBC. Investissement plus élevé, mais maîtrise totale des coûts d'énergie à long terme.
Semaines 5-7 — 2 semaines
Pour le scénario retenu par la collectivité (ou en anticipation de l'arbitrage), nous établissons un plan d'investissement pluriannuel priorisé. Chaque action identifiée est évaluée selon quatre critères pondérés : retour sur investissement (ROI en années), réduction CO₂ (tCO₂/k€ investi), urgence réglementaire (pénalités encourues en cas de non-conformité) et complexité de mise en oeuvre (1 = simple, 5 = complexe).
Cette analyse multi-critères permet de définir une feuille de route opérationnelle avec des vagues d'investissement cohérentes avec les capacités budgétaires de la collectivité et les cycles d'instruction des dossiers de subvention. Les actions "quick wins" (ROI < 3 ans, subventionnable à 60-80 %) sont clairement identifiées pour une mise en oeuvre rapide.
Le plan d'investissement intègre les contraintes opérationnelles : continuité de service des bâtiments, contraintes de marché public (délais d'instruction), disponibilité des entreprises locales, et planification budgétaire pluriannuelle (PPI — Plan Pluriannuel d'Investissement).
Semaines 7-10 — 3 semaines
La dernière étape transforme les projets identifiés en dossiers de financement prêts à déposer. Pour chaque source de financement mobilisable (DSIL, DETR, Fonds Vert, FACÉ, FNADT, Banque des Territoires, ADEME, CEE), nous rédigeons les éléments constitutifs du dossier selon le cahier des charges de chaque financeur.
Pour la DSIL et le Fonds Vert, les dossiers sont déposés auprès du Préfet de Région ou Département selon les enveloppes. Nous accompagnons la collectivité dans la présentation aux services de l'État (DDT, DREAL) pour maximiser les chances d'attribution. Notre taux de succès sur les dossiers déposés en accompagnement est de 78 % (données collectivités accompagnées 2023-2025).
Pour les dossiers CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), nous pilotons la relation avec les obligés (fournisseurs d'énergie) et optimisons la valeur des CEE générés par chaque opération. Le plan de cumul final présente le montage financier optimal : pour une collectivité de 10 000 habitants avec 40 bâtiments publics, nous parvenons en général à couvrir 65 à 80 % du plan d'investissement par des aides ne passant pas par l'emprunt.
Nous travaillons avec vos données Linky (accord Enedis), vos factures réelles, et nos mesures terrain. Nos projections sont +/- 10 % vs les réalisations — pas +/- 40 % comme les estimations génériques.
Tous les documents produits sont livrés en formats ouverts (PDF, Excel, QGIS, CSV). Vous restez propriétaire de vos données et pouvez les réutiliser pour d'autres procédures (PCAET, rapport énergie, audit ADEME).
Contrairement aux bureaux d'études classiques, nous intégrons dès l'étape 1 l'identification des financements mobilisables. Chaque action est pensée avec son financement, pas comme un projet en attente de budget.
Un chef de projet dédié (ingénieur énergie + expert financement public) suit votre dossier de bout en bout. Vous avez un seul interlocuteur pour les questions techniques, administratives et financières.
Notre bibliothèque interne de 80+ études de faisabilité réalisées sur des territoires similaires nous permet de proposer des benchmarks fiables et des ratios de performance validés sur des projets aboutis.
Le délai de 6 à 10 semaines est contractuel. Des pénalités de retard s'appliquent si Lenergy SMART ne respecte pas les jalons de livraison. La plupart de nos études sont livrées en 7 semaines.
Premier diagnostic express offert. Réponse sous 48h ouvrées par un ingénieur énergie.